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Venom de Ruben Fleischer

Mis à jour : 13 oct 2018

De retour de Venom de Ruben Fleischer. Après l’abandon de The Amazing Spider-Man et le prêt de son héros à Disney, Sony tente une nouvelle fois de relancer l’univers de l'homme-araignée avec l’un de ses ennemis, le symbiote Venom. On confie le projet au réalisateur de Bienvenue à Zombieland et Tom Hardy se retrouve en tête d’affiche. Résultat des courses ? On est loin du compte !

Eddy « Hardy » Brock, reporter, se voit confier l’interview du patron d’une grande société philanthrope mais également soupçonnée d’être mêlée à des affaires douteuses, notamment des expériences utilisant des organismes extraterrestres sur des humains. De fil en aiguille, le malheureux Eddy Brock va se voir contaminer par l’un de ces organismes, un symbiote répondant au nom de Venom, capable de prendre l’entier contrôle de son corps.

Le gros point fort du film reste donc dans le portage à l’écran de « l’esthétique » d’un des personnages les plus célèbres de l’univers Marvel. Force est de constater qu’on est loin du maigrelet qu’on nous avait servi dans le Spider-Man 3 de Sam Raimi. Ici, Venom en impose : une montagne de muscles de presque trois mètres, une langue proéminente, une dentition cauchemardesque, tout y est. Même au niveau de l’interprétation, c’est plutôt pas mal. Je dirais même qu’elle est plus réussie que celle d’Eddy Brock lui-même, comme si Tom Hardy ne savait pas sur qu’elle pied danser avec celui-ci.

Malheureusement, si Venom s’avère convaincant, l’ensemble du film ne l’est pas du tout. Le scénario s’embourbe de lourdeurs, de déjà-vus mal utilisés, de dialogues inutiles… L’antagoniste interprété par Riz Ahmed est vraiment dérisoire. Pourquoi une telle scène de pathos avec son premier cobaye, alors que ça ne fait en rien avancer l’action, ni développer le personnage ? Et je ne parle pas de certains moments ridicules où Tom Hardy nous ferait presque regretter la « danse » de Tobey Maguire dans Spider-Man 3 (j’exagère à peine). Les scènes d’action sont barbantes, le rythme est hachuré, et surtout, le vrai problème, c’est qu’ils ont voulu trop en faire, trop en dire, en moins de deux heures. Les personnages s’expriment et agissent dans un sens pour finalement faire l’inverse juste après, leurs actes étant paresseusement justifiés. Il y a trois noms crédités au scénario… il en résulte forcément une histoire mal écrite où les idées s’emmêlent maladroitement.

Venom est donc une grosse production saccagée par de mauvaises décisions, laissant peu de place au processus créatif, voire pas du tout. C’est un film où s’enchaînent des scènes à la réalisation vide et sans saveur. Malgré le design réussi de Venom, son adaptation au cinéma m’a rappelé le mauvais traitement de Suicide Squad.