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The Predator de Shane Black

Mis à jour : 23 oct 2018

De retour de The Predator de Shane Black. Le réalisateur d’Iron Man 3 s’attaque à l’une des créatures cultes du cinéma des années 80. Il avait officié en tant qu’acteur sur le premier film, réalisé par John McTiernan avec Arnold Schwarzenegger. On a eu droit a deux suites, l’une avec Danny Glover en 1990 (plutôt correcte) et une autre avec Adrien Brody en 2010 (que je n’ai pas vu mais qui, d’après les échos qui me sont parvenus, semblait d’une qualité tout à fait discutable). De ce fait, Black passant derrière la caméra, est-ce que sa version parvient-elle à redresser un peu la licence ? Aucunement !

C’était minable ! Tout simplement minable ! Le film s’ouvre sur une course poursuite qu’on devine entre deux Predators. Le vaisseau du fuyard s’écrase sur Terre, au beau milieu d’une opération militaire, menée par notre héros : Quinn McKenna. Ce dernier parvient à voler des parties de l’armure du Predator, dont son casque, tandis que son unité se fait grossièrement dézinguer par la bestiole. Il réussit à prendre la fuite et avant de se faire capturer par des mercenaires, parvient à envoyer l’équipement extraterrestre volé chez lui. Son fils autiste découvre alors l’arsenal alien et parvient même à l’utiliser sans difficulté. Pendant ce temps, le Predator est capturé par les précédents mercenaires engagés pour le projet Stargazer (ouh ! le nom qui en jette) dont le chef appelle la scientifique Casey Bracket (et non pas braguette !), spécialiste des extraterrestres, pour examiner le bougre. Celui-ci parvient à s’échapper du complexe où il est retenu alors que notre héros McKenna était en chemin avec sa joyeuse bande de militaires souffrant de troubles psychologiques. La scientifique les rejoint et tous partent retrouver le fils autiste, également recherché par le Predator et le super Predator. Si le synopsis vous a déjà donné la nausée, ce n’est rien en comparaison du reste du film qui ne cesse d’enchaîner les incohérences, les répliques pourries, les gags qui n’ont rien à faire là et le scénario écrit avec une moissonneuse batteuse.

Rien ne va dans ce film : les effets spéciaux sont laids, les personnages sont creux, les scènes d’action n’ont rien d’exceptionnel, l’histoire n’est pas intéressante… Les idées nouvelles sont aberrantes et n’apportent rien de bien neuf, que ce soit dans le design du nouveau Predator, ce qu’on apprend d’eux ou de leurs nouvelles intentions. Certes décomplexé, le film aura eu le mérite de faire rire le spectateur, mais est-ce vraiment le but d’un film de monstre où ladite créature elle-même est reléguée au second plan, ne devenant qu’un ustensile pour exploiter une licence qui aujourd’hui se voit littéralement piétiner par l’absurdité et la balourdise ?

On sourira d’entendre une réplique du premier film et la musique d’Alan Silvestri à chaque fois qu’atterrit un hélicoptère, et c’est tout. Il n’y a rien à retenir de ce film que sa médiocrité. Pour dire, après avoir vu The Predator, Alien vs Predator me parait être un chef-d’œuvre… Oui, j’ose le dire !