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The Grudge de Nicolas Pesce


De retour de The Grudge de Nicolas Pesce. Inconnu au bataillon pour ma part, c’est le premier film que je vois du monsieur. Pour rappel, The Grudge est à l’origine un film d’horreur japonais réalisé par Takashi Shimizu en 2002. Shimizu a également réalisé le remake américain avec Sarah Michelle Gellar en 2004 (qui est tout aussi bon que l’original nippon), ainsi que sa suite en 2006 (moins bon, mais tout de même efficace). Pour info, il y a eu un troisième film en 2009, directement sorti en dvd et réalisé par Toby Wilkins (que je n’ai jamais vu). Bref, ce nouveau The Grudge peut aisément être dans la continuité des premiers films américains. Mais pour ce qui est de la qualité, en est-il de même ?

Pour le pitch de départ, l’agent Muldoon prend son service dans sa nouvelle ville en compagnie de l’agent Goodman. La journée commence à peine qu’on découvre le cadavre d’une femme dans sa voiture, abandonnée non loin de la route. Celle-ci venait d’une maison située au 44 Reyburn Drive, hantée depuis le retour du japon de l’infirmière Fiona Landers.

Autant le dire tout de suite : c’est mauvais !

Rares sont les bonnes choses qui fonctionnent dans ce film. En fait, des bonnes choses, il n’y en a pas vraiment. On déplace l’action en Amérique, ce qui fait énormément perdre de la couleur orientale du matériau d’origine, mais on essaie tout de même de garder certaines mécaniques. Les évènements sont racontés sans respecter la chronologie, un effet déjà présent dans les premiers films, au fur et à mesure que l’enquête de Muldoon avance. Malheureusement, l’organisation de Pesce manque de rigueur, et il faut bien la moitié du film pour recoller les morceaux.

Pendant que l’histoire tente de se mettre correctement en place, s’enlisant dans un désordre stylisé du plus mauvais effet, les fantômes essaient d’être effrayants, étirant des scènes ennuyeuses à la tension inexistante afin d’atteindre les quatre-vingt-dix minutes règlementaires. Et pour ce qui est de la peur, les effets, les jumps-scare, la mise en scène, sont ringards, clairement d’un autre temps. Plus que du réchauffé, c’est du périmé. Conjuring fait figure de pointure à côté (et les vrais savent que je considère la saga Conjuring comme le bas de gamme des films d’horreur des années 2010... allez peut-être pas le premier...). Et si vous vous attendez à trembler avec des spectres blafards dont le visage est caché par de longs cheveux noirs ou le râle claudiquant d’une mâchoire brisée (marque de fabrique de la franchise) ... passez votre chemin, c’est à peine si on les retrouve une ou deux fois dans le film.

Pire, les (trop) nombreux personnages sont mal exploités et sans profondeur, au point que la protagoniste elle-même semble être en dehors de l’histoire, à peine impliquée. Et le dénouement est tellement bâclé que l’on crie à l’escroquerie en sortant de la salle.

Je veux bien admettre qu’on a deux plans sympas (celui où l’agent immobilier tue sa femme) ... non un seul, en fait... Mais quelques secondes bien pensées sur un film d’une heure et demi, c’est un tantinet maigrichon quand même. Allez, dernier effort, les lampadaires ont une très jolie lumière la nuit.

Pour conclure, fan de la première heure de The Grudge ou The Ring et autres horreurs du genre, n’allez pas au cinéma voir ça. Ressortez ou procurez-vous plutôt les originaux ou les premiers remakes américains, ça vous coutera moins cher et plus de frayeurs.