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The Gentlemen de Guy Ritchie


De retour de The Gentlemen de Guy Ritchie. Enfin ! Après deux Sherlock Holmes sans saveur, un Roi Arthur minable et un passage chez Disney avec Aladdin (que je n’ai toujours pas vu), le réalisateur de Snatch, Revolver, et RocknRolla revient à ses racines. Entouré par un casting assez fou dont on ne citera que Matthew McConaughey, Charlie Hunnam, Colin Farrell et Hugh Grant, que vaut donc ce retour aux sources ?

Le baron de la drogue Mickey Pearson souhaite se retirer des affaires et désire vendre son réseau. Il n’en faut pas plus pour que tous les autres gangsters de Londres tentent d’en tirer leur épingle du jeu, y compris les malfrats les plus inattendus.

Dès les premières minutes, on se retrouve dans ce que Ritchie sait faire de mieux : un assortiment de personnages hauts en couleur, un scenario alambiqué, des règlements de compte, des malentendus, des retournements de situation, le tout avec une bonne dose d’humour et de british touch. Et ça fonctionne plutôt bien : le film est divertissant, bien rythmé, avec son lot de twists qui, sans être extraordinaires, se contenteront de surprendre les moins attentifs. De plus, Ritchie en profite pour moderniser cette Angleterre où les plus jeunes prennent le pas sur les plus vieux, soulignant encore le clivage des générations… Mais comme le film nous l’apprend, il ne faut pas non plus prendre les ancêtres de trop haut, au risque de s’en mordre les doigts. Et pour ce qui est du discours sous-jacent, si simple soit-il, le film semble ne pas aller jusqu’au bout, laissant en suspend plusieurs questions. Et la fin, comme les derniers mots du film,nous laisse un peu dubitatifs quant aux véritables intentions du film, si ce n’est, comme il a été dit, de divertir.

Car au final, c’est là le reproche qu’on peut faire à The Gentlemen dans la filmographie de Guy Ritchie : à part sa modernité, il n’apporte pas grand-chose de novateur, que ça soit dans son sous-texte, son développement et sa réalisation, restant un nouveau Arnaques, crimes et botaniqueavec le fun d’un Rocknrolla (mais sans la profondeur et l’impact). Les fans de la première heure du bonhomme seront tout de même séduits par la mise en abyme du scénario et du cinéma. Mais ça reste trop simple pour atteindre la complexité et la justesse d’un Revolver ou d’un Snatch.

Bref, ça fait tout de même grandement plaisir de retrouver Guy Ritchie dans un registre qu’il maîtrise bien plus que les blockbusters. Sans avoir la même finesse que ses réalisations des années 2000, The Gentlemen a tout de même les atouts d’un bon divertissement avec la patte de l’auteur.