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Star Wars - L'ascension de Skywalker de J.J. Abrams


De retour du neuvième et dernier épisode de la nouvelle trilogie Star Wars. Après un épisode VIII décrié par beaucoup (moi y compris), le réalisateur de l’épisode VII revient aux commandes pour sauver les meubles. Un bien meilleur choix que celui d’origine, car cet ultime épisode avait été initialement confié à Colin Trevorrow, auteur du décevant Jurassic World. Difficile mission donc pour le réalisateur du Réveil de la force qui se doit de rattraper l’épisode précédent, tout en mettant un point final satisfaisant à la nouvelle épopée spatiale qu’il avait lancée en 2015. Alors, la force fut-elle avec lui ou non ?

Palpatine est de retour et souhaite la mort de Rey que Kylo Ren va s’efforcer de retrouver. On retrouve celle-ci parfaire sa formation de Jedi aux côtés de Leia avant qu’elle ne parte avec Finn, Poe Dameron, et consorts pour trouver le moyen d’atteindre le monde où se cache le fameux Dark Sidious.

Déjà, dès le fameux texte jaune introduisant chaque film, on comprend qu’on prend un nouveau virage à 180° et qu’on réaccorde ses violons par rapport au film de Johnson sorti en 2017. Rien que le fait que Kylo Ren récupère son masque montre cette volonté d’Abrams de se détacher des Derniers Jedi. Il en sera de même avec le rythme du film, plus dynamique, les scènes d’action menées tambour battant, malgré une bataille finale des plus molle. Côté personnages, difficile de traiter également tout le monde : ceux introduits par Johnson sont sacrifiés, et les nouveaux ont tout juste le temps de dire deux mots, sans apporter de réels intérêts à l'intrigue. Poe est cette fois plus mis en avant que Finn, mais continuent tous deux de saboter les éléments dramatiques de l’intrigue avec leur humour balourd (je ne comprends pas qu’en pleine bataille, on peut pleurer la perte d’un allié et balancer une boutade cinq minutes après). Kylo Ren, restera le méchant le moins percutant, mais le personnage à l’évolution la plus intéressante. Évidemment, Rey reste le personnage central autour duquel tout gravite et les ultimes révélations, certes marquantes, restent tout de même fragiles dans la cohérence de l’univers. On est bien content aussi de revoir C-3PO sur le devant de la scène dans le premier tiers du film. Belle sortie pour Anthony Daniels et un autre acteur dont je tairai le nom.

Niveau références, Abrams multiplie les clins d’œil, certains éléments sont très appréciables, malgré quelques calques sur les vieux épisodes amorcés par Lucas en 1977. On n’en est pas non plus au copié collé de l’intrigue de l’épisode IV comme c’était le cas pour l’écriture du Réveil de la Force. D’ailleurs, c’est niveau scénario que le bât blesse : afin de rattraper certaines décisions de Johnson dans Les derniers Jedi, Abrams se voit obliger d’expédier l’introduction des chevaliers de Ren (vu leur intérêt, les zapper aurait été plus malin) et de ramener Palpatine d’entre les morts pour trouver un ultime antagoniste, pour justifier la disparition de Snoke et unifier le tout avec les précédentes trilogies. Si Ian McDiarmid nous fait retrouver ce personnage avec grand plaisir, dans une ambiance très horrifique, son retour apparait comme un cache-misère, un choix bancal de dernière minute pour sauver une histoire malmenée par les divers scénaristes. On ne compte pas non plus les incohérences dans le déroulement de l’histoire pour caser toutes les idées, bonnes et mauvaises, qu’avaient Abrams et Chris Terrio. Sans parler que cette accumulation d’évènements donne l’impression que le film se presse pour tout caser dans les temps. Et pourtant, le bousin dure 2H20. On finira par noter des décors bien inspirés, en plans larges, et joliment mis en scène. Mention spéciale aux ruines de l’Étoile de la mort et au repère des Sith, assez monumental.

Bref, si cet ultime épisode nous fait oublier Les derniers Jedi de Rian Johnson et apporte une conclusion à peu près satisfaisante à la nouvelle trilogie, il n’empêche qu’il souffre d’un trop plein de personnages peu exploités et d’un scénario mal mené. On sera tout de même ravis des clins d’œil aux anciens films et de la mise en scène soignée.