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Sonic, le film de Jeff Fowler


C’est les vacances, on a donc vu Sonic, le film de Jeff Fowler. Après un retard de six mois à cause d’une totale refonte graphique du personnage principal suite aux retours assassins des internautes, on a enfin droit à un film avec prise de vue réelle de la mascotte emblématique de Sega. Avec un Jim Carrey en Robotnik (ou Eggman pour les intimes), qu’est-ce que cette adaptation a à nous offrir ?

Eh bien, quasiment rien !

Donc, Sonic, hérisson bleu d’un autre monde capable de se déplacer à une vitesse supersonique, fuit sa terre natale pour que son fameux don ne tombe pas entre de mauvaises mains. Et alors qu’il vit paisiblement sur Terre, il déclenche par accident une énorme panne de courant, révélant sa présence et attirant la convoitise du terrible Docteur Robotnik. Mais fort heureusement, le shérif de Green Hill va venir en aide à notre héros pour récupérer les précieux anneaux qui lui permettront de s’échapper.

Vous l’aurez compris, le scénario tient sur un timbre-poste et ne brille d’aucune originalité, ni de prise de risques. Et pourtant, il y avait deux gars dessus. On se retrouve donc dans un road trip californien avec San Francisco comme destination, comprenant le passage obligatoire dans un bar de motards, où l’on retrouve le taureau mécanique et bagarre générale. On ajoute à ça quelques obstacles avec le grand méchant de l’histoire, avant-goût de la confrontation finale. Tout ceci pourrait être fun si ça ne transpirait pas la bêtise : des blagues, des vannes, des punch-lines toutes plus mauvaises les unes que les autres. Clairement, les dialogues sont le plus gros point noir de ce film tellement les protagonistes sortent d’âneries. On est plus en présence d’une comédie familiale lourdingue que d’un film d’action ou d’aventure. Et ne me sortez pas « C’est pour les enfants ». On a des dessins animés destinés aux plus jeunes qui sont bien au-dessus de ça.

Bon, tout n’est pas à jeter : Sonic est très bien fichu, les effets spéciaux sont convaincants (mais ça, encore heureux), et on a plein de clins d’œil sympa aux jeux de Sega… Mais on a aussi des éléments de trop, à la limite du placement de produit, et des références à d’autres films, y compris The Mask, Jim Carrey plaçant un « Splendide ! » au milieu du film. À croire que les mecs n’avaient pas confiance en leur boulot et se sont dit : « Il faut quand même qu’on pense aux spectateurs qui ne sont ni des enfants, ni des fans du hérisson bleu ».

Jim Carrey, parlons-en, semble complètement jouer dans un autre film. Non que l’acteur s’y prend mal, il reste une pointure dans son domaine, mais son jeu détonne avec le reste de la production, ce qui renforce encore l’aspect bancal de tout ce foutoir. Quant aux autres acteurs, le couple aidant le hérisson est d’un cliché et d’une niaiserie sans nom. Sonic, lui, reste un personnage attachant, mais on déplore qu’il soit autant infantilisé.

Bref, vous l’aurez compris, Sonic le film ne rend aucunement justice au hérisson bleu de Sega, l’univers d’origine étant totalement absent, laissant place à un film poussif et lourd, bien dégoulinant de sauce américaine. À jeter !