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Simetierre de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer

De retour de Simetierre de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer. Après Starry Eyes et Holidays, les deux compères restent associés pour un nouveau film d’horreur et pas n’importe lequel : la nouvelle adaptation du roman Simetierre de Stephen King. Déjà porté à l’écran par Mary Lambert en 1989, avec un scénario signé par l’auteur lui-même, ce remake prend plus de liberté en confiant l’écriture à Jeff Buhler (qui a travaillé sur l’adaptation de la série Nightflyers, tiré du roman de George R. R. Martin). Du beau monde en somme. Mais parviennent-ils à nous pondre une bonne adaptation, ou au mieux, un bon film d’horreur ?

Louis Creed emménage dans une petite ville du Maine avec sa femme Rachel et leurs enfants : Ellie et Gage. Rapidement, ils découvrent un cimetière pour animaux dans la forêt près de leur maison. Peu après, Church, le chat de la famille, meurt, écrasé par un camion. Jud Crandall, leur voisin, convainc Louis d’enterrer l’animal derrière le cimetière pour animaux. C’est alors que surviennent des éléments surnaturelles et d’horribles tragédies.

Je ne m’attarderai pas sur les libertés que prend le film sur le bouquin, ces dernières n’apportant que peu de chose à son atmosphère ou à sa construction, si ce n’est de se détacher de celui de 1989. Il est à noter que le duo Kölsch & Widmyer ont de bonnes idées : la procession d’enfants masqués, l’utilisation du gore, ou encore cette scène où le goutte à goutte du sang rythme le clignotement d’un feu rouge. Toute la première partie du film place les éléments de l’intrigue correctement, que ça soit le décor lugubre de la forêt (niveau photographie, c’est bien fichu), les personnages, leur passé…

Mais lorsque les choses sérieuses commencent vraiment, le film peine à s’imposer et ne décolle pas, la faute à un déroulement banal et un gros manque de crescendo : à aucun moment la tension ne monte, malgré des scènes de malaise intéressantes suite au retour d’Ellie, nouveauté par rapport à l’histoire originale qui aurait pu apporter son lot d’instants insolites… mais non. Ça s’enchaine sans surprise et le film se conclut à la va-vite avec un final mou et vide. Dommage quand on voit l’utilisation des fantômes de Victor Pascow (pas assez prononcée) et Zelda Goldman (limite trop présente par rapport au reste de l’intrigue) mal dosée dans le récit.

Bref, Simetierre, malgré une première moitié prometteuse, peine finalement à convaincre avec ses jump scares peu inspirés (heureusement, ils se comptent sur les doigts de la main) et sa réécriture du roman en manque de mordant. Clairement, on reste sur sa faim.