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Shazam! de David F. Sandberg

De retour de Shazam! de David F. Sandberg. Après les succès (discutables, mais bon, passons) de Dans le noiretAnnabelle 2, le réalisateur suédois se voit confier l’un des héros du DC universe : Shazam. Ayant le vent en poupe depuis Aquaman, est-ce que le nouveau film de la Warner continue de mener correctement la barque DC après avoir évité de justesse le naufrage qu’aurait pu causer la Justice League ?

À Philadelphie, le jeune Billy Batson, quatorze ans, fuit les familles d’accueil pour tenter de retrouver sa mère. Alors qu’il arrive sous un nouveau toit occupé par de nombreux orphelins, il est sollicité par le sorcier Shazam pour devenir son champion, et hérite de tous ses pouvoirs afin de combattre les sept péchés capitaux, eux-mêmes libérés par le vilain Thaddeus Sivana.

Vous l’aurez compris, c’est le gentil contre le méchant. Rien de bien nouveau de ce côté-là, même si le film tente, sans trop creuser, d’aborder la thématique du super-héros sous un nouvel angle en faisant du personnage principal, un jeune adolescent capable juste en prononçant un mot, de devenir un être surpuissant proche de Superman. D’ailleurs, les références à celui-ci et à Batman pullulent tout le long du film. Si le fait que notre héros, même s’il a l’apparence d’un adulte, garde l’esprit d’un ado, permet de justifier l’humour enfantin, le film en fait des caisses, malgré quelques gags sympathiques, et devient vite lourd à la longue – je précise qu’on dépasse bien les deux heures de visionnage.

Le décalage avec le design monstrueux et bien chiadé des sept péchés capitaux (on voit qu’on a affaire à un habitué des films d’horreur) et les couleurs vives et l’esprit bon enfant de notre protagoniste aurait pu créer un décalage intéressant, mais il n’en est rien. Vu la gueule des bestioles, les voir faire un massacre sans verser une goute sang nous empêche d’y croire vraiment. Je veux bien que le film soit tout public, mais il perd énormément en force. Et c’est sans parler de l’enjeu quasi-absent, les motivations du méchant restant floues, voire sans intérêt. Rarement vu un antagoniste aussi bâclé.

Même au niveau des scènes d’action, sans mauvais jeu de mot, ça ne vole pas très haut. On est loin des combats bien chorégraphiés d’Aquamanou de la démesure de Man of Steel. Les confrontations sont ronflantes et peu inspirées. Et pour ce qui est du scenario, il suinte le déjà vu à chaque scène : l’entrainement pour maitriser ses pouvoirs, neutraliser les voyous dans une épicerie, sauver des gens coincés dans un bus… bref, rien d’original, sinon ajouter une grosse louche d’humour bien grasse. Et encore, si c’était bien rythmé : même pas. Le film ne décolle jamais vraiment et les scènes s’enchainent mollement, sans prise de risque.

Si Shazam ! voulait fonctionner, il aurait dû assumer son aspect léger et décalé de bout en bout. Or, en se prenant trop au sérieux avec ses monstres effrayants, son armada de clichés et son mauvais dosage, il en résulte un film sans grand intérêt, qui essaie de satisfaire tout le monde sans y parvenir… sauf avec les enfants peut-être.