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Sale temps à l'hôtel El Royale de Drew Goddard

De retour de Sale temps à l’hôtel El Royale de Drew Goddard. Deuxième projet du bonhomme sur grand écran après La Cabane dans les bois, dont j’avais apprécié l’originalité et la prise de risque, malgré les quelques maladresses. À nouveau, le créateur de la série Dardevil est à la fois à la réalisation et à l’écriture et quitte le genre horrifique dans lequel il a commencé pour tenter le polar rétro. Qu’en est-il ? Sans révolutionner le genre, on est sur du bon.

L’hôtel El Royale à la particularité de se trouver sur la frontière entre deux états : la Californie et le Nevada. Plusieurs personnages — une chanteuse, un prêtre, un vendeur d’aspirateur et j’en passe — s’y retrouvent pour y passer la nuit et après une longue introduction, lentement, on découvre que tout ce beau monde n’est pas vraiment ce qui semble être.

Abordant clairement le thème des frontières (entre les classes, les croyances, le bien et le mal…) le scénario reste simple mais la mise en scène rend l’action cohérente et tous les personnages sonnent juste, au point de nous offrir une belle performance dans ce décor des sixties. Amateur des plans séquences, Goddard inclue également des chapitres, des flashback, des scènes rejouées à partir des différents points de vue des personnages, rendant la réalisation très tarantinesque.

Mais n’est pas Tarantino qui veut, car si Goddard a eu la bonne idée de prendre son temps afin de laisser l’histoire progresser doucement, il le prend trop ! On en vient à attendre et la tension ne monte jamais, si ce n’est peut-être à la fin. Et les quelques moments d’action ou de surprise, peine à donner de l’élan à un film qui malgré sa mise en scène soignée, traîne un peu la pâte.

À côté de ça, malgré aussi quelques scènes de retour en arrière peu utiles, le dernier film de Drew Goddard reste très agréable et prenant mais ne laissera pas non plus un souvenir intarissable.