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Overlord de Julius Avery

De retour de Overlord de Julius Avery. Premier film que je vois du bonhomme et produit par la Bad Robot Production de J.J. Abrams qu’on ne présente plus. De ce que j’ai lu, le projet devait à la base faire parti du Cloververse, mais finalement… non. Heureusement, cela aurait encore plus alourdi d’incohérences une franchise qui bat déjà de l’aile. Mais revenons sur le film qui nous intéresse ici : chef-d’œuvre ou navet ? Sans avoir la forme du légume susnommé, il en a l’odeur.

Seconde guerre mondiale, veille du débarquement des alliés, des parachutistes américains sont envoyés sur le sol de l'hexagone afin de mettre hors service un brouilleur allemand installé dans le clocher d’un village français, et ce afin de fiabiliser l’arrivée de l’armée sur nos belles plages. Bien sûr, des difficultés viendront pimenter cette aventure pauvre en rebondissement, notamment les horribles expériences secrètes des nazis… et encore, on ne voit ça que dans le dernier quart du film. Car oui, les curieux qui auront lu le synopsis ou vu la bande-annonce savent qu’on nous a vendu de l’espèce de zombie féroce résultant de sombres expériences nazis… sachez que ces joyeusetés se feront attendre jusqu’au milieu du film et ne représenteront que quelques dangers dans la dernière demi-heure. Autrement dit, l’intrigue est ronflante et tarde à se mettre en place, prenant pourtant son temps dans des scènes inutiles aux dialogues peu recherchés. L’histoire est tout simplement mal écrite : les personnages sont mal gérés, l’action mal calibrée, les idées mal utilisées, l’espace, le rythme… c’est du grand n’importe quoi. On veut faire un film d’horreur en pleine guerre mondiale, mais on ne sait clairement pas joindre les deux bouts. Le film en deviendrait presque l’analogie de ses monstres : difforme et boiteux.

Et pourtant, ça commençait bien. Les premières minutes sont d’une belle intensité : le saut en parachute, les avions qui explosent, les tirs qui fusent de partout, filmées en plan séquence, courte focale, nous plongeant directement dans l’action. Même les premiers dialogues, l’avancée dans la forêt, la mise en scène dynamique, étaient de bonne facture… et puis on arrive au village et tout fout le camp au bout de quinze minutes de film. Par contre, quand les mecs se tirent dessus, y’a du spectacle et c’est plutôt bien fait : ça mitraille, y’a des impacts, de la poussière de partout, des explosions, du sang, du fracas, de la nervosité, c’est du bon… Et c’est malheureusement le seul bon point qu’on retiendra de ce film avec peut-être le maquillage des créatures, surtout celui du grand méchant, bien fait, effrayant… Mais ça n’empêche pas le bougre de ne pas être convainquant… surtout avec ce combat final ridicule.

Bref, Overlord, malgré des scènes d’action bien foutues, aurait dû rester un film de guerre avec une histoire simple mais bien écrite, se concentrant sur ses personnages pour éviter de les éparpiller. L’aspect horrifique est bancal et mal exploité au point de devenir anecdotique alors que l’alchimie avec la seconde guerre mondiale était l’argument numéro un du film. Décevant.