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Mowgli, La Légende de la jungle d'Andy Serkis

Sur Netflix ce week-end, c’était Mowgli, La Légende de la jungle d’Andy Serkis. L’interprète de Gollum passe derrière la caméra pour nous donner une nouvelle version du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling, alliant prise de vues réelle et motion capture. Alors que Disney nous a servi il y a presque trois ans son remake live action de son classique, que vaut cet énième adaptation cinématographique ?

Déjà, le scénario de Callie Kloves est plus proche de l’œuvre originale que le film de Disney, et de ce fait, l’histoire est plus sombre, moins lisse et coloré que ce que la souris aux grandes oreilles nous a servi en 2016. Et puis, ça ne chante pas. Mais arrêtons les comparaisons, ce n’est pas le sujet.

Le personnage de Mowgli est dans cette version plus tiraillé entre son appartenance à la race humaine et le monde dans lequel il a grandi, à savoir la jungle. Convoité par le tigre Shere Khan, il en viendra au fil de l’intrigue à devoir trouver sa place parmi les animaux ou les hommes pour l’y échapper (ou l’affronter). Une quête initiatique sans surprise mais proprement mise en scène avec ses moments forts en émotion où se mêlent amour et violence.

Niveau décor, c’est très vivant : la jungle est épaisse, verdoyante, fournie, et les animaux sont vraiment bien travaillés. En plus de la qualité graphique, on notera le niveau de détails apporté à leurs aspects, leur donnant d’avantage de cachets et de personnalités. D’ailleurs, désireux de faire apparaitre toute la faune, on a droit parfois à quelques scènes qui manquent d’intensité ou d’intérêt : soit ça parle trop, soit ça ne bouge pas assez… mais ça reste une minorité sur tout le film.

Pour ce qui est du rythme ou de l’interprétation, on est sur du bon. Cependant le film d’Andy Serkis donne aussi l’impression de vouloir aborder de nombreux aspects de l’œuvre de Kipling sans pour autant avoir le temps de tout caser dans l’heure quarante, laissant un sentiment d’inachevé. Mais pour un film qui nous arrive directement dans le salon, on est globalement sur du bon.