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Le Carnaval de Sang-Rire : mon premier roman a dix ans

Mis à jour : 20 mars 2019

À partir de demain, mon roman Le Carnaval de Sang-Rire, sera disponible en téléchargement gratuit sur Kobo, puis sur Amazon. C’est l’occasion de reparler de ce premier livre que j’ai achevé à l’âge de dix-neuf ans, et des raisons qui m’ont poussé à le publier à nouveau dix ans plus tard.

Au début, son premier titre était Le Carnaval de l’horreur, un nom assez cheap, à la consonance très slash movie. Il devait être à la base une nouvelle devant figurer dans un recueil de plusieurs textes d’épouvante. Finalement, en préparant le plan, les brouillons, il est devenu plus volumineux au point d’être un livre à lui tout seul. J’ai commencé à le rédiger début mai 2008, après mes partiels de fin d’année, et l’ai terminé début juin de la même année. Il m’a fallu un mois pour l’écrire. J’ai ensuite passé l’été à le corriger et à chercher un éditeur. Je l’ai envoyé partout, mais seules des maisons à compte d’auteur m’ont répondu. Ne mettant pas renseigné, je pensais qu’il était courant de payer pour sortir un premier livre. Grosse erreur donc que de signer chez les éditions Baudelaire pour une sortie début 2009.

Mais le livre paraît, et me permet de faire des salons, de rencontrer du monde. Je réalise à quel point écrire peut s'avérer facile, mais qu'être lu ne l'est pas du tout. Et il me fallait encore gagner en maturité, malgré les retours assez positifs de ce premier livre. Les expériences sont enrichissantes, certes, mais ne me permettent pas de vendre suffisamment d’exemplaires pour récupérer mon investissement de départ. Ne voulant dorénavant être édité que par des maisons à compte d’éditeur, je ne parviens pas à trouver preneur pour les textes suivants et le contrat du Carnaval de l’horreur se termine, deux ans après sa signature. Je ne le renouvelle pas et donne les derniers exemplaires.

Je continue d’écrire, et après avoir fini Les Crimes de Lard-Veineux, je reviens sur ce livre au mauvais titre, en 2015. Je vois à quel point j’ai progressé depuis mes vingt ans. Ne supportant pas de voir ce texte si mal écrit, je décide de le reprendre en entier. Je me rends compte tout de même qu’au milieu de ses nombreux défauts, il y a une énergie, une violence, une spontanéité. Il y avait de la naïveté mais de la sincérité, de l’extravagance mais de l’émotion. Il y avait dans la construction, dans le déroulement du récit, un cheminement macabre qui questionnait l’humain, la société… C’était le roman d’un adolescent rêveur qui exultait ses démons pour devenir adulte. Et de bien entendu, il était lourd de maladresses et de discours candides. J’ai donc supprimer ces défauts pour rafraîchir le livre, donner des ouvertures à ses propos, tout en gardant son essence. Il n’empêche que j’ai retiré l’équivalent d’une vingtaine de pages, des chapitres ont été totalement réécrits, et la fin a aussi été changée. Le Carnaval de l’horreur n’était plus vraiment le même livre, d’où l’intérêt de lui donner un nouveau titre : Le Carnaval de Sang-Rire. Il s’agit tout simplement de la même histoire, mais dans une version bien plus aboutie. Maintenant, il est encore un livre avec des défauts et écrit bizarrement, un peu… mais il me plaît. Et puis, il est mon premier roman, il fallait que je le corrige pour le partager sous cette nouvelle forme.

Aujourd’hui, je préfère le proposer gratuitement dans un premier temps et vous donne, à vous, lecteurs, la possibilité (si vous le souhaitez) de décider du prix en faisant un don sur Tipeee. Je terminerai en souhaitant une bonne lecture à ceux qui s’y risqueront. J’ai hâte de lire vos retours dans les commentaires sur Amazon ou Facebook.

Bon courage à ceux qui entreront dans Le Carnaval de Sang-Rire.



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