Vous pouvez aussi

me suivre sur : 

© 2018-2020 by Anthony Lamacchia
 
Contact : anthony_lamacchia@gmx.fr
  • Facebook - Black Circle
  • Instagram - Black Circle

La Prophétie de l'horloge d'Eli Roth

De retour de La Prophétie de l’horloge d’Eli Roth. D’habitude, on retrouve l’ami de Tarantino dans l’horreur et le thriller. Réalisateur de Cabin Fever, Hostel et Green Inferno, je fus surpris de le voir signer une œuvre familiale, principalement destinée aux enfants. Mettant en scène Jake Black et Cate Blanchett, est-ce que le passionné d’épouvante parvient à nous servir un film tout public de qualité ? Disons qu’il s’en sort pas trop mal.

Le jeune Lewis (interprété par Owen Vaccaro, inconnu au bataillon… Wikipédia m’apprend qu’il a surtout fait de la comédie familiale…), suite à la mort de ses parents, se retrouve chez son oncle Jonathan et son étrange manoir. Rapidement, l’oncle Jonathan, ainsi que sa voisine, Mme Zimmerman, se révèlent être des mages et la demeure s’avère être magique mais aussi hantée par une mystérieuse horloge. S’en suit alors les divagations du jeune Lewis dans l’habitation colorée et fantaisiste, mélange de Casper et d’Harry Potter (sincèrement, ce sont ces deux films qui me sont venus en tête), sa vie à l’école et son apprentissage à la magie. Une première partie lente et enfantine, mais pas idiote et agréable à regarder, le travail sur la musique jouant énormément sur l’ambiance, tout comme les décors richement fournis. Le jeune Vaccaro n’est pas toujours convaincant et certaines blagues sont de trop, mais on prend plaisir à découvrir les secrets des magiciens et de leur manoir.

Malheureusement, lorsque le grand méchant arrive enfin, M. Roth apporte ses aspirations horrifiques, sans non plus devenir violent bien sûr, et noircit le tableau pourtant bien commencé. On est au bord de la fin du monde mais aucune crédibilité n’est apportée à cette situation dramatique. Les personnages perdent de leur saveur, le héros en devient même agaçant, et le scénario se traîne jusqu’au dénouement final, insipide au possible. Dommage que le charme n’est pas tenu jusqu’au générique.

Néanmoins, quand on voit à quel point Eli Roth a retourné sa veste, on ne peut que saluer la prise de risque, surtout que La Prophétie de l’horloge n’est pas un mauvais film, mais ne tient pas sur la durée, sauf peut-être pour les enfants. Cela dit, ça reste meilleur que Chair de poule.