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La Nonne de Corin Hardy

De retour de La Nonne de Corin Hardy. Le nouveau spin-off de la saga Conjuring est confié à un jeune réalisateur qui s’est jusqu’à présent illustré avec un seul long-métrage, Le Sanctuaire, sorti en 2015. Futur prodige de l’horreur ou esprit influençable pantin d’une production hollywoodienne sans scrupule, qu’est-ce que Corin Hardy a signé avec La Nonne ? Un navet de première catégorie !

C’est mauvais ! Oh oui ! C’est mauvais ! Un prêtre, une jeune nonne et un bouffon (français-canadien) partent « enquêter » dans un couvent en pleine Roumanie suite au suicide d’une autre jeune nonne. Si le lieu a du charme pour un film d’horreur, il n’en sera que le théâtre de pitreries décousues et confuses. Outre le montage haché menu, la réalisation infecte et le jeu des acteurs insipides, le scénario a tout simplement été écrit à la truelle. Les scènes d’épouvante se résument à de simples jump scares mous et réchauffés s’enchaînant sans aucune cohérence narrative. L’illusion et la rêverie sont les raccourcis narratifs pour justifier tous les événements bizarres qui se déroulent sous nos yeux, nous faisant au final comprendre que tout ce spectacle peu inspiré n’a aucun intérêt, aucun enjeu. Jamais l’ambiance n’arrive à nous prendre aux tripes. La conclusion n’a elle non plus aucune logique et à aucun moment l’histoire ne semble apporter le moindre gravat à l’édifice déjà friable qu’est la saga Conjuring qui, à mon sens, va de mal en pis. Même la présence de l’héroïne est justifiée avec les pieds, à croire que le scénariste s’en moquait complètement. Gary Dauberman, pour le citer, a fait un très mauvais travail (j'espère qu'il s'en repent, à défaut de se pendre... mais je m'égare, continuons plutôt ma confession.) 

Pourtant, niveau personnages, il y avait eu une décision judicieuse : celle d’en mettre peu. Se focaliser sur un simple trio afin de le développer était un bon point, néanmoins la surenchère de scènes d’horreur empêchent le processus d’aboutir à un résultat concluant. Et le trop peu de choix judicieux ne permet pas de relever le niveau de cette production broyée par la moulinette hollywoodienne qui depuis un moment maintenant nous propose des fadaises sans aucune valeur artistique, au processeur créatif totalement absent et tout juste sorties d’un moule mainte fois utilisé.

Bref, on ne retiendra La Nonne que pour ses machines à fumée et ses jolies croix en bois. Autant rester devant sa cheminée un soir d’hiver.