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La Malédiction de la dame blanche de Michael Chaves


De retour de La Malédiction de la dame blanche de Michael Chaves. Inconnu au bataillon, les quelques renseignements que j’ai pu gratter sur le bonhomme nous disent qu’il a réalisé quelques courts-métrages et que La Malédiction de la dame blancheest son premier gros film. Sixième de l’univers Conjuring après La Nonne (l’immonde daube de Corin Hard), que vaut donc ce nouveau film ? Va-t-il un tant soit peu relever la barre ou finir par enterrer cette franchise qui, à mon sens, n’a dû briller qu’une ou deux fois avec l’intensité d’une bougie dans d’épaisses ténèbres de non-sens et de bêtises ?

En 1973, Anna, une assistante sociale, qui élève seule ses deux enfants suite au décès de son mari policier, se rend chez Patricia, une femme soupçonnée de maltraiter ses jeunes fils. En effet, ces derniers étaient enfermés par leur mère dans un placard. Libérés et hospitalisés, les deux garçons sont retrouvés morts le lendemain. Patricia confie alors à Anna que la dame blanche est venue les chercher et que bientôt, elle viendra prendre les siens.

Les légendes sur la dame blanche sont nombreuses et suffisamment diverses pour servir de base efficace à un film d’horreur. Mais dans l’univers de Conjuring, on fait en sorte de réutiliser maintes fois la même recette en ajoutant l’incohérence et les clichés en guise d’additifs. Comme pour La Nonne, rien ne semble aller dans ce film.

Pour commencer, le scénario est tout à fait banal : maudissement par un esprit malveillant, succession de scènes (pas) effrayantes, appel d’un exorciste, confrontation finale, et conclusion heureuse (ou pas). Le tout calqué sur la légende de la dame blanche qui pour se venger de l’adultère de son époux, tue leurs enfants, avant de se suicider et de devenir un esprit maudit, en quête perpétuelle de rejeton à noyer. On aurait pu espérer un parallèle intéressant avec la perte du mari de l’héroïne, la difficulté à élever ses enfants seule ou l’infanticide qu’entraine la trahison. Mais non, rien de tout ça, le film se contente d’enchaîner les jump scares qui mettent des plombes à arriver – car oui, c’est long, c’est lent, c’est chiant – pour justifier, de façon totalement incompréhensible, le déroulement de l’intrigue. Une ou deux scènes sortent un peu du lot, malgré leur manque de rythme (la première fois que Chris, le fils d’Anna, tombe sur la dame, le jeu avec l’ombre est sympa, mais traine trop pour être efficace).

Les personnages sont mal écrits et agissent n’importe comment du début à la fin et chacune de leur décision inconsciente est exaspérante. Ils se permettent par moment quelques traits d’humour et c’est peut-être ça qui fonctionne le mieux dans ce film où les éléments horrifiques sont d’une platitude incroyable.

Il m’est difficile de trouver de bons points qui pourraient sauver ce film, tant il suinte l’ennui et la faiblesse créative. La faute peut-être à des producteurs qui refusent de renouveler leur cahier des charges, se contentant de sortir chaque année des films d’épouvante à l’intérêt aussi froid qu’un cadavre sortant de la morgue. Et moi, pauvre utopiste, je retourne dans les salles obscures, me repaitre de ces images indigestes ? Non, c’en est trop ! La Malédction de la dame blanchesera le dernier film de la saga Conjuringque je verrai.