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L'exorcisme de Hannah Grace de Diederik Van Rooijen

De retour de L’exorcisme de Hannah Grace de Diederik Van Rooijen (on va abuser du Ctrl+V avec lui), inconnu au bataillon pour ma part, mais j’ai pu lire qu’il s’agit de son premier long-métrage. Le bonhomme tente alors de reprendre un genre de film mille fois porté à l’écran mais dont les originaux et bien réalisés se comptent sur les doigts de la main. Allez, je veux bien couper quelques phalanges pour en rajouter sur la liste des bons, mais est-ce que celui de Van Rooijen vaut-il la peine que je tranche l’annulaire d’un malheureux ? Pas du tout.

Le film s’ouvre avec le fameux exorcisme de cette pauvre Hannah Grace qui, se passant très mal, oblige son père à la tuer pour empêcher que le démon qui la possède ne tue les prêtres qui tentent de la sauver. On bascule, après ces quelques minutes, sur notre héroïne du soir : Megan, ancienne policière qui, suite à un traumatisme, la fera prendre un poste de nuit à la morgue. Arrive alors le corps mutilé et à moitié brûlé de Hannah Grace, et les phénomènes étranges commencent à se manifester.

Pitch sans surprise et exit tout l’aspect religieux, le combat entre le démon et le possédé, les rituels bizarres et tout le reste : là, le démon a entièrement pris le contrôle du corps de la demoiselle et se doit de tuer pour générer son corps. Ainsi, on essaiera de frissonner à chacune des morts de ces personnages secondaires toutes aussi peu inspirés les unes que les autres, Van Rooijen piquant des idées par-ci par-là sans les rendre meilleures. Il en va de même pour ce grand décor gris et lugubre dont la lumière dysfonctionelle tente d’apporter une ambiance oppressante qui ne vient jamais. Pareil pour le cadavre possédé lui-même qui, si au début peut donner quelques sueurs froides, deviendra une créature aux os craquants trop mis en lumière pour inspirer le moindre effroi : quand il y en a trop, ça ne marche pas.

Avec un début qui se traîne et une fin bazardée à toute vitesse, difficile de trouver une qualité à ce film, même avec le semblant d’effort apporté à l’écriture d’un personnage luttant à la fois contre ses propres démons et une véritable créature des enfers : Shay Mitchell n’arrive pas à nous faire passer la pilule, comme celle qu’elle ne gobe pas de tout le film.

Rythme bancale, scènes peu inspirées, histoire creuse… un film de possession qui a le même goût qu’un plat surgelé : ça ressemble à ce que font les chefs, mais ça n’a pas du tout la même saveur.