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John Wick : Parabellum de Chad Stahelski


De retour de John Wick : Parabellum de Chad Stahelski. Alors que j’ai découvert les deux premiers volets de la saga il y a peu, j’avoue avoir été impatient de découvrir cette suite, notamment après la fin du chapitre 02 qui montait d’un cran par rapport au premier film, tout en gardant une logique narrative et ses références aux vieux films d’action. Est-ce que Parabellum continue justement dans ce sens ou commence-t-il à faire tourner en rond le croquemitaine ?

Parabellum commence là où le second film se termine : John Wick a enfreint les règles et se voit excommunier avec un contrat de quatorze millions de dollars sur sa tête. Blessé et en fuite, il n’a qu’une heure pour trouver une solution avant que les tueurs du monde entier se lancent à ses trousses.

Avec un début pareil, on se doute que la castagne va être au rendez-vous et que le sang va couler. À ce niveau-là, on ne sera pas déçu. Le film peut même se résumer à une gigantesque bagarre qui n’en finit jamais mais qui ne cesse d’innover et apporte son lot de bonnes idées et de chorégraphies recherchées et nerveuses : clairement, on est bien au-delà des deux premiers films niveau scènes d’action. Cela dit, on perçoit une inégalité entre ces fameuses scènes dans Parabellum, tant le réal a voulu caser bon nombre de ses références. Mais globalement, on en a pour son argent… au détriment du scénario ou de ses personnages.

Car oui, même si on a du décor varié en plus du New-York fantastique saturé de néons, l’enjeu du film, malgré un début prenant, perd de sa puissance au fur et à mesure que l’intrigue avance, elle-même étouffée par la surenchère de scènes d’action qui comportent à elles seules 75% du film. Si dans les précédents chapitres, la violence était justifiée par les motivations de John Wick, sa quête de vengeance, puis son désir d’être à nouveau libéré de ses engagements, ici, c’est l’intrigue (qui tient sur un timbre-poste) qui se doit de justifier la présence de scènes d’action survitaminées. Autrement dit, l’évolution du personnage est au point mort, et John Wick ne cesse d’avancer en tirant sur tous ceux qui se dressent sur son chemin vers un but assez flou, dont l’intensité dramatique est loin d’atteindre celle des précédents films : on n’aura pas droit à une prestation comme celle de Claudia Gerini dans le second film. Il n’empêche que le charisme du personnage principal est toujours là, Keanu Reeves continuant de loger des balles dans la tête et briser des nuques avec panache. Son implication dans le film est toujours impressionnante, même si l’on sent un essoufflement dans les derniers moments du film.

En conclusion, Parabellumva bien plus loin que ses prédécesseurs en ce qui concerne l’utilisation stylée d’armes à feu, les combats aux couteaux et la mise à mort recherchée avec des objets contondants. Mais cela, au détriment d’un impact dramatique fort et d’un personnage charismatique qui commence à manquer de souffle tant il est écrasé par la montagne de balles qu’il doit tirer. En espérant que le croquemitaine ne devienne pas un simple figurant de bourre-pifs si jamais l’aventure doit continuer.