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Invisible Man de Leigh Whannell


Ce week-end, c’était Invisible man de Leigh Whannell. Le scénariste de Sawet Insidious est passé derrière la caméra en 2015 avec le troisième opus de Insidious, a continué en 2018 avec Upgrade et revient cette année avec la nouvelle adaptation de l’homme invisible, tout en continuant d’être à l’écriture. Qu’en est-il donc ?

Cecilia Kass décide de fuir Adrian, scientifique de génie, mais aussi amant violent et manipulateur. Plus tard, on apprend que ce dernier s’est suicidé et qu’il lègue une immense fortune à son ex-compagne. C’est alors que des phénomènes étranges se produisent, poussant Cecilia à penser qu’Adrian a réussi à devenir invisible.

Utiliser la figure de l’homme invisible pour aborder des thématiques comme le harcèlement, la manipulation, la paranoïa et autres éléments psychologiques est vraiment une bonne idée, sans parler qu’elle y trouve un écho très fort dans notre société actuelle. Et à ce niveau, le film s’y prend plutôt bien avec cette descente aux enfers de l’héroïne, et sa remontée, quoique (trop) rapide à la fin. Les acteurs font le taf, tout comme la musique.

Malheureusement, si Whannell a de bonnes intentions dans ce film avec son sous-texte très actuel, les défauts ne se font pas attendre : le film se traîne et manque cruellement d’inspiration dans ses moments de frayeurs et l’utilisation de l’invisibilité comme menace mortelle. Même l’utilisation du plan fixe ou celui du plan séquence dans l’hôpital sont loin d’être d’une grande efficacité.

Mais le pire reste les incohérences et le twist final, complètement absurde et qui rend tout le reste de l’intrigue absolument aberrant. Le dénouement donne cette impression d’être passé à côté de quelque chose, tout n’est pas clair, mais ce flou qui reste après le générique n’apporte aucun cachet au film.

Bref, grosse déception pour le dernier film de Leigh Whannell qui malgré des thématiques bien choisies, ne parvient pas à donner du crédit à son texte tellement le scénario est alambiqué et la réalisation peu pertinente. Le Hollow Man de Paul Verhoeven conserve son titre.