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Hotel Artemis de Drew Pearce

De retour de Hotel Artemis de Drew Pearce. Premier film du bonhomme qui a été co-scénariste d’Iron Man 3 et à participer à l’histoire de Mission Impossible : Rogue Nation – grosse production certes mais rien de renversant côté écriture. Donc, passant derrière la caméra, tout en restant au scénario, M. Pearce parvient-il à nous servir un huis-clos savoureux ? Pas du tout !

Pourtant, le pitch de départ était très alléchant : 2028, Los Angeles est en plein chaos, une révolte sans précédent mettant la ville à feu et à sang. Sterling K. Brown foire un braquage, ses acolytes, dont son frère, sont blessées et les rues ne sont pas très sûres. Seule solution : allez se réfugier à l’Hôtel Artemis où l’infirmière Jodie Foster s’occupera de les mettre à l’abri en plus de les soigner, car l’Artemis accueille des criminels en tout genre pour peu qu’ils soient membres.

Commence alors un huis-clos où femme fatale, vendeur d’arme, et autres malandrins se côtoient parmi les murs moquettés d’un hôtel rétro-futuriste alliant vielles tapisseries et passage secret à l’ancienne aux nouvelles technologies. Un décor charmant et somptueux, théâtre d’une histoire vide et de personnages inutiles.

Car oui, si le décor et le background sont bien travaillés, on ne peut pas en dire autant du reste : Jodie Foster joue encore son éternel rôle de mère éplorée, agaçante tout au long du film (peut-être la faute à la VF) et dont le dramatique alourdie l’action. Sterling K. Brown reste convaincant, Sofia Boutella est une femme fatale sans charme et Charlie Day, un scélérat cliché qui n’a aucune utilité dans l’intrigue, tout comme le personnage de Morgan joué par Jenny Slate. Seul Everest, interprété par David Bautista trouve sa place dans ce dédale de scènes sans queue ni tête.

On en vient donc au gros défaut de ce film : son scénario, sans aucune tension, malgré, au bout des vingt premières minutes, d’une accumulation d’éléments perturbateurs bien trouvés mais qui n’ont aucun réel impact sur le déroulement de l’histoire : tout se déroule comme prévu, on n’a jamais peur pour les protagonistes, les différentes intrigues ne se croisent jamais, et le final est un alambiqué de décisions stupides et incohérentes. Niveau action, le budget n’a permis d’en mettre qu’à la fin ; très bien, mais ces scènes de castagnes ne servent à rien du tout : elles arrivent sans raison valable, pour meubler cet hôtel finalement vide de tout intérêt.

Pour un premier essai, ça partait d’un bon sentiment, mais il reste du chemin à M. Pearce avant de côtoyer les grands en organisant mieux ses idées et en leur donnant un réel intérêt dans son intrigue. Pourtant le gars est scénariste à la base… autant dire que ce n’est pas gagné.