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Halloween de David Gordon Green

De retour de Halloween de David Gordon Green. Quarante ans après le premier film de John Carpenter, Jamie Lee Curtis reprend à nouveau le rôle de Laurie Strode qui l’a fait connaitre, dans cette énième suite. Dépoussiérant le classique et éliminant certains points d’intrigue des autres films, avons-nous droit au grand retour de Michael Myers ? Ça aurait pu !

Peu après que le tueur en série Michael Myers ait reçu la visite de podcasteurs, il est transféré dans un nouvel asile psychiatrique, un soir d’Halloween. Sans surprise, le bougre s’échappe et se met à tuer à tour de bras. Pendant ce temps, Laurie Strode tente de renouer avec sa famille avant d’apprendre que le meurtrier qui l’a traumatisé est de nouveau en liberté…

Si le film part bien avec une mise en scène prenante et un générique qui sent bon l’hommage, le rythme vient à s’essouffler une fois que notre tueur récupère son fameux masque. On a quelques bonnes idées de réalisation et des exécutions bien sanguinolentes, malheureusement, le rythme en dents de scie empêche le film de décoller, laissant la tension au ras des pâquerettes.

Niveau ambiance visuelle et sonore, on est bien servi avec la musique de l’époque, riche en synthétiseur, et Green semble s’être inspiré des versions de Rob Zombie pour l’esthétique glauque. Cela dit, niveau scénario, on est sur du réchauffé et la gestion des personnages est vraiment inégale, à croire qu’on ne savait pas quoi faire de certains, au point que quelques seconds rôles disparaissent de l’intrigue et sans avoir été trucidés (un comble pour un film de ce genre). Pareil pour les dialogues qui s’avèrent parfois ridicules, sans parler des décisions idiotes de nos héroïnes. Malgré la femme forte et expérimentée qu’est devenue Laurie Strode, ça ne l’empêchera pas d’agir n’importe comment dans les dernières minutes du film… comme en 78.

C’est d’ailleurs ce qu’on pourrait reprocher à ce film : il ne sort pas des sentiers battus. Comme si Green avait peur de se faire taper sur les doigts par le maitre Carpenter (qui est à la production), il applique sans fausse note ce qui avait déjà marché dans les slashers précédents et allonge les références au premier film. Cette absence de prise de risque fait de ce nouveau Halloween une suite de bonne facture, mais plus proche de la copie sans prétention qu’une vision plus moderne.

Rob Zombie avec son reboot de 2007 et sa suite en 2009 s’est avéré plus pertinent et plus novateur.