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Bienvenue à Marwen de Robert Zemeckis

De retour de Bienvenue à Marwen de Robert Zemeckis. Le réalisateur de Forrest Gump et Retour vers le futur nous revient deux ans après Alliés. S’inspirant de l’histoire vraie de Mark Hogancamp après avoir vu le documentaire de Jeff Malmberg, est-ce que le papa de Roger Rabbit ouvre 2019 avec un bon film ? Je dirais que oui.

Mark Hogancamp, interprété par Steve Carell, est un ancien dessinateur et photographe qui, suite à une agression qui l’a laissé amnésique et traumatisé, s’invente une monde imaginaire : un petit village belge nommé Marwen, peuplé de poupées luttant contre des soldats nazis éternellement ressuscités par la sorcière Deja Thoris.

Postulat de base intéressant que l’histoire d’un homme brisé utilisant le pouvoir de l’imagination pour aller vers la guérison. Processus agréablement mis en scène où chaque évènement de la vie réelle se retrouve transposé dans le monde imaginaire de Mark Hogancamp. À ce niveau-là, c’est techniquement très beau, la petite ville de Marwen, ses personnages et les scènes d’action, sont très réussis. Tous ces passages montrent le talent de Zemeckis avec la motion capture, tant sur l’esthétique que la dynamique, allant même jusqu’à s’auto-référencer. Alors oui c’est beau, mais il y a parfois surenchère quant à l’utilité de tout ça dans l’histoire.

L’intrigue, justement, si elle est proprement écrite, s’avère être cousue de fil blanc et ne réserve aucune surprise aux spectateurs. Le processus de guérison, assez convaincant, présente aussi quelques incohérences et apparait simplifié, notamment à la fin. À côté de ça, on se prend d’affection pour le pauvre Mark, Steve Carell étant à la fois très attachant et malaisant (je pense à la scène de la déclaration), sans pour autant sortir le grand jeu. On aura autant droit à des performances un peu bancales et d’autres bien dosées. Notamment Leslie Mann, à un moment complètement à coté, mais la scène suivante, jouant avec justesse.

On regrettera que certains personnages secondaires soient complètement mis de côté ou sous-exploités, comme celui de Kurt joué par Neil Jackson : deux brèves apparitions qui au final n’ont que peu d’effet sur l’ensemble alors qu’il y avait moyen d’apporter plus d’impact, de renforcer le dramatique et donc de donner plus de force aux propos du film… dommage.

Globalement, Bienvenue à Marwen s’avère être un bon film, avec une superbe esthétique et des scènes d’action plaisantes, une histoire agréable mais sans surprise, un univers cohérent mais tout de même trop lisse. La forme est aboutie, mais le fond aurait gagné à être peaufiné.



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