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22 Miles de Peter Berg

De retour de 22 Miles, le dernier film de Peter Berg à qui l’on doit Le Royaume, Handcock ou encore Deepwater. Quatrième collaboration avec Mark Wahlberg si j’ai bien compté, que vaut donc le dernier film d’action du bonhomme ?

Rien de bien extraordinaire, hélas. Le précédent étant Traque à Boston, 22 Miles pourrait presque faire office de doublon dans la filmographie de Berg. Wahlberg et sa troupe de mercenaires secondés par une équipe qui a les yeux et les oreilles partout doivent expatrier un policier indonésien détenteur de précieuses informations menant à une arme chimique capable d’annihiler une ville entière… rien que ça. Encore une fois, les patriotes du pays de l’oncle Sam se doivent de sauver le monde et Wahlberg joue un grand chef fou et dingue, porte-étendard d’une Amérique aux moyens exceptionnels mais pourtant pas infaillible. De la surenchère assumée, à la limite du ridicule, parvenant in extremis à ne pas y chuter, avec notamment une conclusion surprenante mais vite expédiée.

Côté réalisation, c’est là qu’on ne sera pas tous d’accord. Si on a un scénario mainte fois photocopié, le rythme reste bon et l’action, une fois démarré, ne s’arrête pas. Entre les courses poursuites, les fusillades et les séances de bourre-pif menées par Iko Uwais, il y a de quoi faire, malgré une caméra parfois brouillonne. Car à mon sens, le grand défaut de Berg qui fait soi-disant sa force, c’est cette caméra survitaminée qui, si elle insuffle un nervosité efficace, fait également souffrir l’image d’un débit mal dosé et d’un cadrage pas toujours propre. Quand Wahlberg vide ses chargeurs et distribue des manchettes, ça fonctionne, or, lorsqu’il est l’heure du calme et du dialogue, le montage découpé à la haché émoussée fait ressortir le mauvais côté d’un film surexcité, frôlant l’épilepsie.

Aussi brutal et efficace que pompeux et réchauffé, 22 Miles est plaisant à voir une fois que la bécane a passé la seconde dans la ligne droite de l’action avant de piler sur une fin qui manque clairement de consistance, autant que le discours qu’il essaie de tenir sans zozoter.