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À la dérive de Baltasar Kormàkur

De retour de À la dérive de Baltasar Kormàkur. Sorti en salle depuis début Juillet, il était temps d’aller voir le dernier film du réalisateur d’Everest et Survivre. Shailene Woodley, qu’on a pu voir dans Divergente, se retrouve à la dérive sur un bateau en piteuse état avec un Sam Claflin tout aussi abîmé. Dans la même lignée que Survivre, est-ce que cette romance dramatique en pleine mer vaut-elle le coup ?

Déjà le film nous plonge directement dans le vif du sujet : notre héroïne se retrouve dans la cabine inondée d’un bateau bien malmené par l’ouragan Raymond de 1983 et commence à chercher son amoureux dans un plan séquence qui donne le ton.

S’en suit une histoire qui alterne la survie de 41 jours cauchemardesques en mer et les flashbacks heureux, renforçant le dramatique de la situation désespérée qu’affronte le couple de navigateurs. Une écriture parfois maladroite mais qui est contrebalancée par l’énergie des acteurs (enfin surtout Shailene Woodley, très attachante tout le long du film) et la réalisation soignée de Kormàkur qui se retrouve en terrain connu : des plans larges d’une mer sans limite, d’autres plus étroits, l’eau tranchant l’image entre vue immergée et submergée, des couchés de soleil rougeoyants… Il s’en découle une certaine poésie mélancolique mais quelque peu timide qui contraste avec le combat pour la survie dans l’infernal paradis d’un océan infinie, quasiment tournée en pleine mer (exit la piscine et les fonds verts de l’Odyssée de Pi).

Une belle histoire avec de l’émotion au rendez-vous mais parfois engourdie d’une écriture qui m’a arraché quelques bâillements, empêchant le dernier film de Kormàkur de s’élever aux côtés de Jar City ou Everest.